26 mai 2008
Delices pour les yeux et les papilles
21 mars 2008
La bretagne !! la vrai.....
Bretagne
Un article de la désencyclopédie.
« Per-per-per-tchu-tchu-tché »
~ Nicolas Sarkozy à propos de la Bretagne
La Bretagne est une région, c'est-à-dire un endroit qui existe. Elle a été rangée à gauche de la France (mais la Bretagne n'est pas la France, c'est vraiment une région de cons, qu'on leur donne leur indépendance, qu'ils nous lâchent enfin les roustons), qui ne savait vraiment pas quoi en faire d'autre. La Bretagne est peuplée de Bretons, qui sont des êtres amusants porteurs de chapeaux ronds.
Sommaire[masquer] |
[modifier] Administration
Capitale : Rennes
Départements cotisants pour l'indépendance de la Bretagne !
- Côtes-d'Armor (22)
- Finistère (29)
- Ille-et-Vilaine (35)
- Morbihan (56)
[modifier] Cas particulier
- Loire-Atlantique (44) dont quelques dissidents demandent le rattachement à la Bretagne en plus de l'indépendance d'icelle - et en plus ils vous diront que la capitale, c'est Nantes, pas Rennes !! (cf. ci-dessus)
[modifier] Histoire
La Bretagne est une création excédentaire, au même titre que le pays basque, et la Corse. Au beau milieu de l'Histoire, lors de la création des pays, ceux-ci se sont refilés le saucisson de part en part. En ce qui concerne la Bretagne, c'est la France qui en a hérité. Elle venait déjà quelques siècles auparavant de refiler en douce la moitié du pays basque à l'Espagne, presque sans se faire voir, et était en train de scier la péninsule marseillaise pour se débarasser des Corses. Pour la Bretagne on l'a posée à gauche, (c'est-à-dire à l'Ouest), au grenier des vents, en se disant qu'on rangerait ça plus tard.
Malheureux ! C'était sans compter avec l'habitude fatigante des envahisseurs de terminer leurs voyages en France. De guerre en guerre, on n'a jamais rangé le grenier et la Bretagne est toujours là.
D'un autre côté, c'est pas des voisins très dérangeant. Quand ils ont la bougeotte, ils prennent le bateau. C'est pas le genre à envahir, eux.
[modifier] Symboles
Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne, ils ont des chapeaux ronds, vivent les bretons.- Les Léonards
- Les chapeaux ronds
- Les cirés jaunes (ce n'est pas une légende)
- Les binious
- Les biscuits très lipidiques
- Une chanson très régionaliste: Nous les bretons on est pas les rois des cons, quand il faut torcher, on est les premiers !
- "Lambé"
- Le triskell
- Le chou-fleur
- Le chouchen
- La Bolée de Paimpol
- Le Kouign Amann
- Le Kig Ha Farz
- Le cidre (créé par les bretons mais que l'on a gentiment refilés aux normands car ce n'était pas assez alcoolisés)
- Le beurre salé !
- Le pétrole (sur les plages)
- Jerome Kerviel : record à battre
[modifier] Traditions
La Bretagne est un pays de traditions :
- La Harpe celtique : tellement traditionnelle que tout le monde l'avait oublié jusqu'à ce qu'un jour Alan Stivell en relance la mode.
- Le drapeau breton : tellement traditionnel qu'il a été dessiné en 1923 !
[modifier] Climat
En Bretagne il pleut tres rarement ("2 jours de pluie consécutifs? on n'a pas vu ça ici depuis avant-hier") et uniquement sur les cons. Il y fait aussi beau plusieurs fois par jour. Il n'y a que deux saisons : l'hiver (saison des fortes pluies) et le 15 aout (saison du crachin breton). On reconnaît aussi cette saison-là aux faits que la pluie est moins froide et que les cons sont bien plus nombreux.
Arf, j’ai oublié de préciser les cons ce sont les touristes qui visitent la Bretagne, les autochtones restant bien au sec dans les bistros.
[modifier] Économie
Les principales ressources Bretonnes sont la subvention européenne, le pétrole, le chou-fleur, les cochons, le touriste nostalgique, les crêpes et la musique insupportable.
[modifier] Technologie
La Bretagne était en des temps anciens un pôle de la technologie :
Dans le cadre de fouilles dans le sous-sol russe jusqu'à 100m de profondeur, les scientifiques russes ont trouvé des vestiges de fil de cuivre qui datait d'environ 1000 ans. Les Russes en ont conclu publiquement que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1000 ans d'un réseau de téléphone en fil de cuivre.
Les Américains, ont également procédé à des fouilles dans leur sous-sol. Ils y ont trouvé des restes de fibre de verre. Il s'est avéré qu'elles avaient environ 2000 ans. Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2000 ans d'un réseau de fibre de verre numérique.
Une semaine plus tard, à Plouguerneau, en Bretagne on a publié le communiqué suivant : "Suite à des fouilles dans le sous-sol de la vallée de l'Aber Wrac'h jusqu'à une profondeur de 500m, les scientifiques bretons du pôle de compétitivité réseaux n'ont rien trouvé du tout. Ils en concluent que les Anciens Bretons disposaient déjà il y a 5000 ans d'un réseau Wifi."
Ce n'est qu'un peu plus tard que Dieu inventa l'alcool à quintuple distillation pour que les Bretons ne deviennent pas maîtres du monde...
[modifier] Terrorisme
Contrairement à la Corse ou au Pays Basque il n'y a pas le moindre attentat indépendantiste en Bretagne, juste des attentats alter-mondialistes de José Bové dans des Mc Donald's pleins. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce sont pourtant les Bretons à qui l'État fait le moins de concessions. Le terrorisme payerait-il? Pas toujours mais la mendicité jamais.
[modifier] Culture
Les chansons bretonnes traitent de sujets variés :
- Le départ du marin
- La mort du marin
- L'absence du marin
- L'attente du retour du marin
- Le retour du marin
- Le deuxième départ du marin
- et d'un "Prison Break" Nantais
La musique bretonne est caracterisée pas un farandolle d´instruments forts, chiants, insupportables et difficiles à jouer. En générale les Bretons se mettent sur des tonneaux-préalablement vidés par leurs soins-au milieu d´une pelouse pour faire danser le reste de la tribu autour du totem bruyant. Les petits-doigts des participants à ces festivités sont faits d´un matériau plus dur que du fer, leur doigté est titanesque.
En dehors de la musique, la culture bretonne se caractérise aussi par les menhirs, pierres énormes que l'on traine sur des kilomètres et qu'on met debout, juste pour montrer qu'on est pas des tafioles.
[modifier] Légendes bretonnes
Arthur, Brocéliande, les elfes et tout le tatouin sont célèbres. Mais il y a légende moins connue et pourtant beaucoup plus importante. Oui, la vraie légende bretonne est celle du BatBiniou. Le BatBiniou est un mythe breton localisé sur Condam City (oui ..... Condam City........Rennes quoi, Condate en latin). Justicier nocturne, ne sortant que sous temps de pluie, escaladant les gratte-ciels rennais, le BatBiniou est craint de l'ensemble des mécréants qui osent perturber la vie paisible de la douce cité. Notez que cette légende, à l'instar de Noël, des sorcières, cavaliers sans tête ou Halloween, a été reprise outre atlantique par les Américains sous le nom de Batman dans une ville nommée Gotham City, le plagiat ne fait aucun doute.
[modifier] Population
Article complet : Bretons
La Bretagne tend à être peuplée principalement de Bretons. Un documentaire de 2 minutes décrit fort bien leurs moeurs : La migration Bigouden
Les Bretons les plus célèbres sont le marin barbu, le paysan barbu, le chanteur barbu et l'écolo barbu.
[modifier] Langue bretonne
Article complet : Breton (langue)
Le breton est une langue que parlent les bretons qui n'ont pas bien appris le français à l'école (pour ceux qui y sont allés). C'est une langue celtique comme le gaulois et le biniou et qui se caractérise par son inintelligibilité totale. Notons enfin que la langue bretonne est utilisée par un nombre si important de bretons que France 3 se voit obligée de sous-titrer ses émissions bretonnes... en français.
On n'oubliera pas de signaler que la salade de langue bretonne se fait comme partout ailleurs, à la différence que la caverne chaude et humide servant au rituel sent le chouchen.
[modifier] Gastronomie
La Bretagne est la seule région française sans fromage (Oh, la honte !). En revanche, le gros plant du pays nantais ou le petit rouge de Redon, si rapeux en bouche, constituent des valeurs reconnues. C'est vrai qu'ils ne produisent pas beaucoup de pinard, ces Bretons, mais qu'est-ce qu'ils picolent, par contre ! Ils se rejettent sur le vin depuis que leurs ennemis jurés ("Les Normands" ,race étrange vivant un peu plus haut) leurs ont volé et copié leur cidre.
Texte gras== Citations ==
« En Bretagne, il pleut que sur les cons ! »
~ Un marin à propos d'un président.
« Il doit pleuvoir souvent alors ! »
~ Un président à propos d'un breton (ou de des bretons...) Ou pas
Citations de marin breton:
A trop regarder la météo on reste au bistrot
Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer
chaque tour d'hélice nous rapproche du trou qui glisse
Tempête en décembre, t'en chie en janvier
horizon pas net, marin reste à la buvette!
quand le goeland se gratte le gland :c est qu il ne fera pas beau temps. Quand il se gratte le cul c est qu il ne fera pas beau non plus!
27 juillet 2007
petit conte Breton
La mort invitée à un repas
Ceci se passait au temps où les riches
n'étaient pas trop fiers et savaient user de leur richesse pour donner
quelquefois un peu de bonheur au pauvre monde.
En vérité, ceci est passé depuis bien longtemps. Laou ar braz était le plus grand propriétaire paysan qui fût à Pleyber-Christ. Quand on tuait chez lui, soit un cochon, soit une vache, c'était toujours un samedi. Le lendemain, dimanche, Laou venait au bourg, à la messe matinale. La messe terminée, le secrétaire de mairie faisait son prône, du haut des marches du cimetière, lisait aux gens assemblés sur la place les nouvelles lois ou publiait, au nom du notaire, les ventes qui devaient avoir lieu dans la semaine.
"A mon tour !" criait Laou, lorsque le secrétaire de mairie en avait fini avec ses paperasses.
"Ca
! disait-il, le plus gros cochon de Kéresper vient de mourir d'un coup
de couteau. Je vous invite à la fête du boudin. Grands et petits,
jeunes et vieux, bourgeois et journaliers, venez tous ! La maison est
vaste : et à défaut de la maison, il y a la grange ; et à défaut de la
grange, il y a l'aire à battre."
Vous pensez si, quand paraissait Laou bras sur la croix, il y avait foule pour l'entendre ! C'était à qui ramasserait les paroles de sa bouche. On assiégeait les marches du calvaire.
Donc c'était un dimanche, à l'issue de la messe. Laou lançait à l'alligrapp (à l'attrape qui pourra) son annuelle invitation : "Venez tous ! répétait-il, venez tous !" A voir les têtes massées autour de lui, on eût dit un vrai tas de pommes, de grosses pommes rouges, tant la joie éclatait sur les visages. "N'oubliez pas, c'est pour mardi prochain", insistait Laou.
Les morts étaient
là sous terre. On piétinait leurs tombes. Mais en ce moment-ci qui donc
s'en souciait ? Comme la foule commençait à se disperser, une petite
voix cassée interpella Laou ar Braz.
"Me iellou ive ?" (irais-je aussi moi ?)
"Damné soit-je ! s'écria laou, puisque je vous invite tous c'est qu'il n'y aura personne de trop."
La joyeuse perspective d'un grand repas à Keresper fit que beaucoup de gens se soûlèrent ce dimanche là, que pas mal d'autres se soûlèrent encore le lundi, pour mieux fêter le lendemain la mort du prince (l'un des sobriquets du cochon). Dès le mardi matin, ce fut une interminable procession dans la direction de Keresper. Les plus aisés suivaient la route en chars à bancs ; les mendiants s'acheminaient, par les sentiers de traverse, sur leur béquille. Chacun était déjà attablé devant une assiette pleine, lorsqu'un invité tardif se présenta. Il avait l'air d'un misérable. Sa souquenille de vieille toile, toute en loques, était collée à sa peau et sentait le pourri.
Laou ar Braz vint au-devant de lui et lui fit faire une place. L'homme s'assit, mais ne toucha que du bout des dents aux mets qu'on lui servait. Il s'obstinait à garder la tête baissée et, malgré les efforts de ses voisins pour entrer en conversation avec lui, il ne desserra pas les lèvres, de tout le repas. Personne ne le connaissait. Des anciens lui trouvaient la mine de quelqu'un qu'ils avaient connu naguère, mais qui était mort, voici beau temps. Le repas prit fin. Les femmes sortirent pour jacasser entre elles, les hommes pour allumer une pipée. Tout le monde était en joie.
Laou se posta à la porte de la grange où avait eu lieu le festin, afin de recevoir le trugaré, le merci de chacun. Force gens bredouillaient et titubaient. Laou se frottait les mains. Il aimait bien qu'on s'en allât de chez lui plein jusqu'à la gorge.
"Bien ! dit-il, il y aura, ce soir , dans les douves des chemins aux abords de Kéresper des pissées aussi grosses que des ruisseaux." Il était enchanté de lui, de ses cuisinières, de ses tonneaux de cidre et de ses convives. Soudain il s'aperçu qu'il y avait encore quelqu'un à table. C'était l'homme à la souquenille de vieille toile.
"Ne te presse pas, dit Laou en s'approchant de lui. Tu étais le dernierarrivé ; il est juste que tu sois le dernier parti, Mais ajouta-t-il, tu risques de t'endormir devant une assiette et un verre vide."
L'homme avait, en effet retourné son assiette et son verre. En entendant les paroles de Laou, il leva lentement la tête. Et Laou vit que cette tête était une tête de mort. L'homme se mit sur pied, secoua ses haillons qui s 'éparpillèrent à terre, et Laou vit qu'à chaque haillon était accroché un lambeau de chair pourri. L'odeur qui s'en exhalait, et aussi la peur, le prit à la gorge. Laou retint son haleine pour n'aspirer point cette pourriture et demanda au squelette : "Qui es-tu et que veux-tu de moi ?"
Le
squelette, dont les os se voyaient maintenant à nu comme les branches
d'un arbre dépouillé de ses feuilles, s'avança jusqu'à Laou et, lui
posant sur l'épaule une main décharnée, lui dit :
"Trugaré, Laou !
Quand je t'ai demandé au cimetière, si je pouvais venir aussi, tu m'as
répondu qu'il n'y aurait personne de trop. Tu t'avises un peu trop tard
de t'informer qui je suis. C'est moi qu'on nomme l'Ankou (la mort).
Comme tu as été gentil pour moi, en m'invitant au même titre que les
autres, j'ai voulu te donner à mon tour une preuve d'amitié, en te
prévenant qu'il ne te reste pas plus de huit jours pour mettre tes
affaires en règle. Dans huit jours je repasserais par ici en voiture,
et, que tu sois prêt ou non, j'ai mission de t'emmener. Donc, à mardi
prochain ! Le repas que je te ferais servir ne vaudra peut-être pas le
tien, mais la compagnie sera encore plus nombreuse. " A ces mots,
l'Ankou disparut.
Laou ar Braz passa la semaine à faire le partage de ses biens entre ses enfants ; le dimanche, à l'issue de la messe, il se confessa ; le lundi, il se fit apporter la communion par le recteur de Pleyber-Christ et ses deux acolytes ; le mardi soir, il mourut. Sa largesse lui avait valu de faire une bonne mort.
26 juillet 2007
un voeux ????


24 juillet 2007
petit conte Breton
Peut-être avez vous déjà entendu des bruits sourds, près des ruisseaux, la nuit. Comme des coups de battoir sur le linge. Alors, passez votre chemin bonnes gens, et ne cherchez pas à savoir d'où vient ce bruit : se sont les lavandières de nuit.
Guillo,
c'est le bon à rien du village, paresseux du soir au matin. Il ne sait
que boire, boire et chanter après avoir bu. Tout le monde le connaît à
Tréhorenteuc.
Ce soir là, Guillo a le vent en poupe. Il a passé
toute la soirée au café du village et le voilà qui rentre chez lui,
sous la pleine lune, en chantant à tue-tête. La nuit est trop douce
pour prendre le raccourci par les prés, aussi prend-il la route qui
monte vers Trébottu.
Lorsqu'il
arrive au petit pont sur le Rauco -le ruisseau qui descend le Val sans
Retour- Guillo entend des bruits sourds, des battements, à sa gauche,
près du moulin en ruine. Intrigué, il quitte la route et longe le
ruisseau pendant un bon moment. Il se heurte sur les souches, il
trébuche sur les pierres, et il patauge dans la boue.
C'est là
qu'il aperçoit deux femmes, vêtues de blanc, à genoux au bord du
ruisseau. Elles lavent un grand drap et le frappent de leur battoir.
Guillo, malgré l'ivresse, n'en croit pas ses yeux : est-ce une heure
pour laver du linge en pleine forêt ? Peu importe, il fait demi-tour,
mais alors qu'il repart, le voilà qui trébuche sur une grosse pierre et
tombe dans le ruisseau. Les deux lavandières sursautent et se tournent
vers lui.
Mon Dieu, quels visages
! La lumière blafarde de la lune éclaire ces visages sans vie, aux
traits durs et profonds ; leurs yeux sont noirs et vides. Guillo,
térrifié, bondit hors de l'eau, mais il n'a pas le temps de fuir que
l'une des femme lui crie :
_ Approche ! Viens nous aider.
L'homme,
comme pétrifié, s'approche des lavandières en titubant. Impossible de
fuir, la voix l'attire comme une guêpe sur une tartine de miel. Les
femmes lui tendent alors le drap qu'elles ont lavé et qui ruisselle
d'eau.
_ Eh bien ! dit l'une d'elles, qu'attends-tu ? Aide nous à tordre ce drap.
Sans
réfléchir, embrumé par les vapeurs d'alcool, Guillo saisit l'extrémité
du drap. A l'autre bout, les lavandières tordent le linge, mais lui ne
bouge pas. Avec peine, il parvient quand même à dire :
_ Mais qui êtes-vous ? Et pourquoi lavez-vous ce drap en pleine nuit ?
_
Nous lavons le linceul d'un homme qui doit mourir cette nuit. Si nous
ne le faisons pas, le pauvre n'aura même pas un linceul pour son
dernier voyage.
Sur le coup, Guillo prend ça pour une plaisanterie
et le voilà qui éclate de rire. Il est maintenant de tellement bonne
humeur, qu'il se met à tordre le drap de son côté. Et il tord le drap
en le tournant de gauche à droite.
_ Malheur ! s'écria l'une des femmes. Il a tordu le drap dans le sens maléfique !
_ Malheur ! Malheur ! répéta l'autre.
Ces
cris résonnent dans les arbres, réveillant tous les animaux de la
forêt. Quand Guillo s'est un peu remis de sa frayeur, les lavandières
ont disparu. Il s'imagine avoir rêvé, surtout avec tout ce qu'il a bu.
Mais c'est alors qu'il sent l'humidité du drap qu'il porte encore sur
son bras.
Tout à fait dégrisé, Guillo n'a plus qu'une pensée :
courir jusqu'à chez lui, sans se retourner. Mais il n'a pas le temps de
faire trois pas qu'il entend un énorme grincement. C'est le grincement
des roues d'une charrette qui n'ont pas été graissées depuis des
années.
Incapable de faire le moindre geste, Guillo attend,
l'oreille tendue. Mais d'où vient cette charrette ? Il n'y a pas de
chemin forestier par ici. Cependant l'attelage s'approche, et en plus
du grincement des roues, il peut maintenant entendre le claquement de
sabots sur le sol, et les branches qui se brisent sur le passage du
cheval et de la carriole.
La
charrette vient s'arrêter au bord de l'eau. Le cheval se penche pour se
désaltérer. C'est alors qu'un personnage vêtu de noir s'approche de
Guillo, un fouet à la main :
_ Holà, l'homme ! crie-t-il. Je cherche un nommé Guillo, est-ce que tu l'aurais vu par hasard ?
Guillo
ne répond pas. Ses dents claquent, ses mains tremblent, il a
l'impression que sa tête va exploser. Le mystérieux personnage tourne
autour de lui et dit d'une voix rauque :
_ Mais je ne me trompe pas ! Tu portes ton linceul sur le bras. C'est donc toi Guillo ! Guillo de Tréhoranteuc.
C'est alors que la lune éclaire le visage de cet étrange personnage. Guillo, avec une indicible horreur, voit ce visage et le reconnait : c'est l'Ankou, le Serviteur de la Mort. Alors, ne pouvant supporter cette vision, Guillo tombe à genoux sur le sol.
On raconte qu'à ce moment il y eut un ricannement qui se prolongea dans les arbres et sur la lande. Puis un grand bruit de branches brisées. On raconte que le cheval hennit trois fois et que la charrette s'évanouit dans la nuit. On raconte que personne n'a revu Guillo, Guillo de Tréhoranteuc, depuis cette nuit-là.
D'après les Contes populaires de toutes les Bretagne de J. Markale
22 juin 2007
jeu sympa !
07 mai 2007
horloge
calendrier de mai
jolieeeeeeeeeeeeeeeeee





